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Dépression ( Déprime et autres maux )

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Sur ce sujet difficile et même tabou qui est la dépression, je ne sais pas par où commencer.

Dois-je commencer par le nombre de mouchoirs utilisés ou par le nombre de médicaments avalés ?

Déprime, angoisses, crises de panique, dépression tout ces maux sont finalement liés. Comment vivre sereinement, comment vivre après tout ça ?

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▣ Tout à commencé j’étais encore jeune, adolescente déjà j’étais bien plus mature que la plupart de mes copines. D’ailleurs des vraies copines je n’en ai jamais eu. Je me sentais déjà bien différente à l’époque. Sur mes journaux intimes chaque soir je racontais mes maux quotidiens. Je n’ai pas eu de belle adolescence. Mes parents souvent absents et fille unique j’ai dû me forger un caractère autonome assez jeune. Niveau communication tout était tabou dans la maison donc je m’exprimais à travers mes écrits. Très sombre déjà je me suis souvent fais du mal avec un compas ou cutter sur ma peau.

Très jeune j’ai appris que la douleur physique n’était rien à côte de la douleur morale. La raison de ce mal-être, sans doute la solitude et que personne ne comprenne ou pire , que personne ne cherche à comprendre .

On m’a souvent rabaissé , même jeune. Comment se forger une image positive de soi ? Lorsqu’on a déjà tendance à être négative ?

J’ai toujours porté du noir ( d’ailleurs encore maintenant ) et je ne supporte pas la lumière forte, certains pourront rire, famille Adams ou gothique mais lorsqu’on a passé des heures , des jours des mois dans le noir à se morfondre oui la lumière me fait mal aux yeux.

J’étais studieuse à l’école de toute manière à part les cours et ma passion pour la musique je n’avais que çà. Pas le droit de sortir pas le droit d’inviter des amis donc je suis devenue quelqu’un d’autonome et d’indépendante . Ma maman était en dépression j’ai souvent pris le rôle de la mère ( repasser les chemises de mon père par exemple ), arrivée majeure une claque de trop venant de ma maman m’a fait prendre une grande décision, j’arrête l’école et je suis partie un peu sur un coup de tête avec celui qui deviendra le père de mes filles.

21 ans j’ai ma fille, mon bonheur, ma vie… je n’ai pas grand chose un appart en HLM, deux chiens, quelques meubles mais je m’en fous ! C’est pour moi des années sans vraiment de soucis , mon bonheur ma fille et finalement avec mes parents tout s’était arrangé. Ma maman se soignait pour la dépression et la venue de ma fille l’a beaucoup changé .

▣ Les années passent et à 25 ans on décide d’acheter une maison ( c’est quasi une ruine il va falloir taper dedans mais c’est à nous ), je tombe enceinte de ma seconde fille.

Je n’ai pas de problème particulier , on a une grande maison et une jardin énorme, deux enfants sans souci et mes parents viennent me voir chaque semaine.

A partir de ce moment la je m’attache à la maison, on a tellement tout fait de nos mains, à se ruiner aussi dans les travaux que je deviens maniaque à un point indéfinissable . Chaque pièce est faite à fond chaque jour, herbe tondue parfaitement, lavage de sol chaque jour . Je ne vis plus que pour des angoisses , peur de l’abîmer, peur de la salir mais le pire c’est d’empêcher mes filles de vivre !  Elles n’avaient pas le droit de s’asseoir sur le canapé peur que le plaid bouge… Je n’acceptais aucune visite chez moi et quand quelqu’un venait j’allais m’isoler et pleurer.

Les objets devaient tous être symétriques, j’avais un double décimètre sur moi et mesurais tout …  J’étais malheureuse d’être comme çà et pire de le faire vivre à mes filles et au papa. Les années sont passées et de ses angoisses est venue une véritable dépression.

Les deux pieds à terre le matin, je pleurais . Le papa me demandait pourquoi .

Je n’avais pas la réponse. J’étais mal. Je n’aimais pas ma vie. Je mangeais pour combler ce manque. Je mangeais très mal.

▣ Les problèmes de santé sont venus vers 27 ans, des maux de ventre à se courber, des heures de douleurs. Des dizaines de docteurs rien … personne ne savait donner un nom à ce mal.

Entre la douleur, mes tocs, angoisses et pleurs . Je n’en pouvais plus . A côte de cela je me suis toujours occupée de mes filles et du reste aussi . D’ailleurs la dépression à pour moi un double visage. On sourit devant les autres et on pleure une fois seule. Si bien que jamais personne n’a su cette dépression. Personne !

Le papa des filles un jour m’a secoué et m’a dit que j’étais folle. Croyez moi ou non j’aurai aimé l’être. Je rêvais tout simplement d’aller en hôpital et de pouvoir me reposer. Alors oui je m’imposais le ménage, le jardin, les papiers, les enfants… mais cette charge mentale personne ne me la soulageait !

Pour éviter de pleurer devant les gens j’allais dans une grange ou j’avais mes animaux, j’ai toujours retrouvé du réconfort auprès d’eux d’ailleurs, les larmes sèchent vite heureusement personne n’a jamais rien vu.

Je prenais des tas de médicaments, les fameux Lexomyl je prenais des barrettes entières, je dormais l’après-midi et je mettais mon réveil à 16 h pour aller chercher les filles à l’école. J’étais une grosse larve droguée. Je ne vais pas citer ici tous les médicaments que j’ai pris ils sont pour moi efficaces, ils endorment nos problèmes ! Le lendemain ils sont toujours là ! En plus le sevrage est difficile alors je dis aujourd’hui de ne jamais prendre ces cochonneries.

▣ Vers 29 ans , j’ai rencontré une personne qui m’a ouvert les yeux. Qui m’a « sorti » de ma maison, qui m’a montré que la nature était belle, qu’on pouvait prendre le temps de l’apprécier, qu’on pouvait aussi se mettre au soleil et ne plus penser à rien plutôt que d’astiquer une maison qui de base est déjà propre.  On m’a appris aussi à analyser qui j’étais vraiment .

Qui a le droit de me rabaisser sans cesse ? Pourquoi cela serait moi la folle finalement ? La vie est elle que du matériel ?

On peut avoir tout et être malheureux . Quelles sont les priorités de sa vie ?

A partir de la j’ai compris une chose , je m’attachais à la maison pourquoi ? Parce que tout simplement j’étais malheureuse , j’étais incomprise, critiquée, rabaissée … par le père des filles ( je ne rentrerai pas dans les détails ) .

J’ai quitté le père des filles en 2009 . J’ai eu une location et j’ai décidé de prendre ma vie en main. Alors évidemment j’étais très fragile. J’ai été voir deux psys. Un m’a dit que j’étais normale et comme tous les autres et un n’a rien dit … Ils ne sont bons qu’à encaisser nos chèques. La paix se trouve en nous j’en reste persuadée.

Je me suis mis  à courir j’avais perdu plus de 10 kilos, de cette perte de poids j’ai gagné en assurance déjà. Ma maman était devenue plus proche de moi j’avais pu lui raconter ma dépression elle a connue un foutu cancer et nous a laissé en 2011.

▣ Comment je m’en suis sortie, je n’ai pas de remède miracle vous vous en doutez. Mais j’ai écouté un album ( comme je vous l’ai dit j’aime la musique ) , vous allez peut être rire mais c’était DIAMS. Cette chanteuse qui la même année que moi s’en était sortie de sa dépression.

Je ne prétends pas qu’elle soit un exemple je me suis juste retrouvée dans ses mots et je me suis dit si elle a réussi, pourquoi pas moi ?

Pourquoi malgré qu’on m’a toujours rabaissé je n’y arriverai pas ??

Je vous mets ici quelques phrases qui m’ont souvent aidé :

  » Qu’il fait sombre tout en bas quand t’es perdu sans lanternes « 

 » On m’a dit soit on t’interne soit on t’enterre
Qui l’aurais cru moi la guerrière j’ai pris une balle en pleine tête
Une balle dans le moral il parait que j’ai peté un câble
Parait que j’ai fais dix pas vers dieu depuis que j’ai sombré
Paraitrait même que je vais mieux depuis qu’on m’a laissé tomber
Car c’est comme ça dans la vie quand tout va bien t’à plein d’amis
Puis quand t’éteins t’entend une voix qui dit t’es seule
Relève toi pour ta mère au moins fais le pour elle « 

 » Car je l’avoue ouais c’est vrai j’ai fais un tour chez les dingues
La ou le bonheur se trouve dans des cachetons ou des seringues
La ou t’es rien qu’un malade rien qu’une putain d’ordonnance « 

 » J’ai vu des psys ce prendre pour dieu prétendant lire dans mon cœur
Là-bas, la ou les yeux se révulse après 21 heures
Seule dans ta chambre quand faut se battre tu déchantes
Ces putains de médocs sont venues me couper les jambes
Au fil du temps sont venus me griller les neurones
Ces charlatans de psy on bien vu briller mes euros
Tous des menteurs tous des trafiquants d’espoir
C’est juste que j’avais un trop grand cœur pour un avenir trop illusoire « 

 » Vous n’arrêterez pas mes coups de cœur avec du loxapac Anti psychotique, antidépresseur, anti anti
Normal que vous soyez folle vous êtes trop gentille gentille
En vrai je suis comme tout le monde mi sagesse mi colère
Eux m’ont dit vous êtes malade a vie vous êtes bi polaire
Moi j’y ai cru comme une conne alors j’ai gobé
Vu de quoi calmer mon cœur au fond d’un gobelet
Le visage marqué par mes démons ouais j’ai peté les plombs
C’est fou comme y’a du monde quand tu vas taper le fond
Ils sont heureux quand tu t’écroules car tout un coup ils se sentent fort « 

 » C’est comme si je n’avais pas saisi pourquoi on s’acharnait a vivre
Ouais je sais ce que c’est d’être vide rien que des rides,
Plus de larmes plus de rire plus de rage au bide
Plus rien qu’y puisse de poster tu gobes pour te débloquer
Mais ton mal être n’est pas guéri t’es juste drogué
Solidaire envers les dépressifs
Solidaire car aucun être humain sur terre ne pourra vous porter secours
Cherche la paix on fond de toi-même
Je sais que t’aimerais qu’on te libère qu’on te comprenne quand tu saignes « 

« J’ai pris la locomotive en pleine course,
Émotive j’ai pris la connerie humaine en pleine bouche
Je suis trop fragile pour ce monde
Donc parfois je me barre mais si je tombe et bien je me relève et me bats
Y’a pas de place pour les faibles la vie est une lutte « 

C’est par hasard que j’ai découvert son album mais je suis persuadée qu’on peut aussi trouver la force dans un livre, dans la nature, chez quelqu’un de bien aussi mais aussi des alternatives comme le yoga, la méditation … ! Le principal est de trouver ce qui nous convient, et chaque cas est différent.

Pour moi quelque soit notre passé il faut avancer , a ton le choix de toute manière ? La vie est déjà si courte , si en plus on reste accroché à nos démons…

Je conseille aussi de trier et jeter ses souvenirs, un ex vous manque ? Garder ses photos ne le fera pas revenir, on est sur la voie de la guérison lorsqu’on jette, détruit les souvenirs ! ( Dans le cas d’un deuil c’est différent mais peut-être ranger les souvenirs )

▣ Pour vivre aujourd’hui sans retourner dans ce foutu cercle infernal de la dépression, je me crée depuis des années des objectifs. Je suis obligée de le faire. Même les plus minimes. Je sais par exemple le dimanche soir ce que je fais faire lundi . ( article sur le blog, tarte au pomme, envoi de colis, nettoyage du sous sol… )  . Pour certains cela peut paraître idiot, mais chaque objectif réalisé c’est une victoire de plus. Et de fil en aiguille sur une année et bien on se félicite .

Je vis comme çà je ne sais pas rester en place et limite même si je ne suis plus en dépression j’aurai des angoisses si je m’ennuie !

Je ne prends plus aucun cachet sauf de temps en temps un atarax mais de base c’est pour mon urticaire ( depuis la naissance de bébé j’ai des crises ). Niveau santé , les douleurs vives dont je vous parlais au début étaient liées à une allergie au lactose… il a fallu quand même plus de 5 ans aux médecins pour me la trouver d’ailleurs c’est un naturopathe qui me l’a décelé… Aujourd’hui je suis toujours fatiguée et mon dos et sciatique qui me font mal ( scoliose et décalage de hanches ) mais je relativise … du moins j’essaie.

En plus les effets secondaires de ces médicaments ( anti-dépresseurs et anti-psychotiques ) sont nombreux comme la dysfonction érectile, l’anxiété et l’agitation, l’hostilité, l’agitation, les étourdissements, les nausées, l’insomnie, les tremblements, la transpiration, la somnolence, la fatigue, soit la diarrhée ou la constipation, les maux de tête, la bouche sèche et soit le gain de poids ou la perte.

La venue de bébé m’a beaucoup aidé sur le moral, j’ai toujours eu de mauvaises relations avec la nourriture entre la boulimie et ne plus manger… il n’y a pas si longtemps je dormais aussi beaucoup beaucoup ( trop !) , ce sont certainement les séquelles de cette dépression

Déjà que les cachets me faisaient grossir, l’acceptation de soi est d’autant plus difficile…

D’ailleurs on parle souvent chez les dépressifs de 17 heures, l’heure ou en hiver il commence à faire noir, chez moi c’était vrai les douleurs arrivaient à cette heure la et les pleurs encore …

Pour les dépressifs, peu de gens vous comprendront . Si vous êtes endeuillés seule une personne qui l’a connu pourra vous comprendre. Si vous êtes malheureux dans votre couple, dans votre famille , si on vous rabaisse fuyez ce genre de personne toxique !

Personne n’est mieux que vous croyez moi.

On fait tous ce qu’on peut et personne est parfait. Aujourd’hui je n’ai pas d’amis vraiment dans mon entourage , mais finalement le peu que je parle à des personnes me fait encore souvent du mal. Je n’aime pas les critiques j’ai encore du mal à passer outre. Je ne suis pas parfaite mais je fais au mieux , pour être correcte et être une bonne mère.

 Cet article est sorti de mon cœur , j’espère ne pas choquer le sujet est tellement tabou et comment mettre à plat, ces sentiments, ces idées noires ( car oui j’en ai eu , on voit la mort comme la solution mais c’est égoïste , on ne peut pas penser cela… ) . Je m’en suis sortie seule car pleurer, s’enfermer non je ne veux plus , je ne peux plus ! Je ne veux pas montrer ce côté la à mon fils, la vie est compliquée , la vie est dure mais pour les gens qui nous entourent on se doit d’être heureux ( on ne l’est jamais à 100 %).

Le cercle vicieux de la dépression : on ne va pas bien, on se replie sur nous même, on se sent incompris, on se trouve différent donc on va mal…. Ne jamais vous laisser dire que vous êtes fou ou malade ( je les ai entendu plus d’une fois dans ma vie ), ce n’est pas les mots que l’on veut entendre, de toute façon je crois que l’on veut rien entendre ! Mon ex, le père des filles m’avait aussi emmené voir un magnétiseur, j’ai refusé d’autres séances, je ne voulais pas parler ni consulter pour mon mal.

Le chocolat noir et les noix de cajou sont bons pour le moral  alors de cela par contre vous pouvez en abuser =)

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▣ Album de Diam’s , SOS, titre Si c’était le dernier sorti 2009 ▣

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13 Commentaires

  1. celia

    25 février 2018 à 16 h 15 min

    wah tu m’épates, quelle force pour avoir surmonté tout ça, je te tire mon chapeau ,j »espère que c’est définitivement derrière toi! et comme toutes les mamans, personne n’est parfait, on fait juste de notre mieux à notre niveau :)

    Répondre

    • Cécile

      25 février 2018 à 16 h 16 min

      Merci oui c’est passé ;)
      Il reste juste la sensibilité

      Répondre

  2. Brice aurore

    25 février 2018 à 18 h 39 min

    L’ article est touchant , on sent qu’il vient du fond de vous , j’en es larmes à l’oeil , les amis , les amis , on les compte sur les doigts d’une main quand cava pas , quand cava bien ou que y a de l’argent tout le monde est là , et la famille c pas toujours mieux ! Mais quand on a besoin plus personne, et c sûr que si les personnes vous a rabaisser ou autre c normal que vous étiez comme sa et vous leur avez prouver que vous étiez forte en vous en sortant toute seule , bravooo ! Continuer comme sa , pensez à vous et ceux qui vous aimes vraiment ( comme vos enfants ) le reste n’est pas important , bon courage

    Répondre

  3. Brice aurore

    25 février 2018 à 18 h 40 min

    Bravo pour ton courage, chapeau beaucoup peuvent critiquer mais peu y serais arriver

    Répondre

    • Cécile

      25 février 2018 à 19 h 37 min

      Merci ;)

      Répondre

  4. LaueLaurent ent

    25 février 2018 à 19 h 35 min

    Cécile tu es plus forte que tu ne le crois, toutes ces épreuves que tu as traversé font de toi quelqu’un de particulier, à part…Nous avons tous un chemin à faire , c’est peut-être même le but de notre passage ici bas. Mais tous nois ne faisons pas un voyage initiatique de cette intensité, fort heureusement. Je te souhaites à présent de continuer à lever la tête, oui la vie est belle, la nature qui nois entourent est source d’inspiration..et l’amour que tu mérites viendras à toi en temps opportun j’en suis certain.
    Amitié.
    Laurent.

    Répondre

  5. JULIANA MONTEIRO OLIVEIRA

    26 février 2018 à 14 h 16 min

    personne peut aider si non nous mêmes. une bataille quotidienne. très émouvante article. Bravo pour ton courage et je te souhaite toutes les merveilles du monde. <3 <3

    Répondre

  6. Minimimi

    26 février 2018 à 18 h 20 min

    Coucou,
    J’ai dû lire ton article en 2 fois, car la premiere j’ai été interrompu parce que je logeais mon cousin qui est venu faire son stage de 3eme où mon copain travaille
    Dans certains passages, C.etait comme ci c’était moi qui avait écrit tes mots
    C’est pas la même histoire, mais je suis en traitement et les médecins au final ne trouvent pas ce que j’ai ne comprennent pas
    J’ai deja un lourd passé médical et j’ai l’impression de pas en sortir quand je pense que ça va mieux je replonge mais c’est plus difficile poursu remettre j’ai toujours été un cas compliqué, j’ai passé plus de la moitié de ma vie dans les hôpitaux et là, j’ai envie de fonder une famille d’avoir une vie normale et ne pas être dépendante de personne.
    Et puis tu écoutes les médecins, ils parlent d’opérations se contredisent et tu ne vois pas le bout et tu te dis que tu perds du temps, que tu as toujours mal alors que tu fais tout ce qu’ils te demandent parfois des examens douleureux plusieurs fois des hospitalisations, pour t’entendre dire Ben on s’est plus quoi faire.
    Et là, tu te sens comme un poids même si je suis entourée certains me soutiennent d’autres trouvent trop longues donc je mens …
    Et t’as plus envie de te battre, tu te dis à quoi bon … Mais on m’a dit que j’étais égoïste que je pensais qu’à moi si je pensais au pire certes c’est un peu vrai mais personne se met à ma place d’avoir mal h24 sans trouver de solutions même la morphine ne fait plus effet et puis tu vois ton corps se transformer grossir à cause des médocs et tu peux rien faire sauf subir et entendre que tu as pris du poids … Alors que tu le vis deja pas bien …
    Donc merci pour ton article, il m’a fait du bien et m’a fait comprendre qu’on peut s’en sortir quand même
    Bizous et merci

    Répondre

    • Cécile

      26 février 2018 à 20 h 15 min

      Bonjour , ne pensez vous pas que tout est lié aussi ?
      De base vous êtes malade , mais en plus les médicaments, le stress, la peine … tout ce cercle vicieux agrave vos maux.

      Répondre

  7. Aurore Roudier

    1 mars 2018 à 21 h 47 min

    quoi te dire? nous avons beaucoup de choses en commun, pas tout à fait pour les mêmes raisons, pas dans les mêmes gestes, mais dans la douleur et ce que cela implique!! j’essaye d’ecrire mon article sur mon blog depuis un moment et je n’y arrive pas encore … donc je te félicite pour l’avoir fait, c’est un énorme pas en avant! C’est magnifiquement écrit, joliment expliqué , je pense que tu peux aider beaucoup de personnes qui souffrent et ne savent comment y arriver! bisous

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    • Cécile

      2 mars 2018 à 13 h 56 min

      merci je te souhaite d’avoir le courage d’écrire :)

      Répondre

  8. Valérie Simoes

    23 mars 2018 à 23 h 55 min

    Bravo et merci encore pour votre témoignage. Vous avez une force de caractère qui fait votre réussite d’aujourd’hui. Je vous souhaite de continuer sur cette bonne voie, de rester dans cet apaisement. Vous allez sûrement aider d’autres personnes qui se reconnaîtront dans votre témoignage.

    Répondre

    • Cécile

      25 mars 2018 à 15 h 16 min

      merci ;)

      Répondre

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